Interview d’un député LREM

Interview par le Club Français de la Cryptomonnaie (CFC) du député de la 5e circonscription du Maine et Loire (LREM), Denis Masséglia, lors de la conférence « Jeux-vidéos : dernière frontière avant l’impossible ? » organisée par les Jeunes Avec Macron (JAM) du Rhône au Meltdown à Lyon le 18 juin 2018

Le député Denis Masséglia ancien ingénieur chez Thales, avait ensuite créé son entreprise de vente de jeux-vidéos vintage. Ce n’est donc pas un néophyte en matière de gaming. Il fût élu l’année dernière député (LREM) de la 5e circonscription de Maine et Loire.

Il a été l’initiative du premier groupe parlementaire de l’Histoire de France sur les jeux-vidéos. Des travaux parlementaires ont alors été menés sur l’accessibilité des jeux-vidéos auprès des publics handicapés, les financements des jeux édités en France, ainsi que sur la mixité des joueurs qui est vivement encouragée par le député.

Jimmy Brummant, président des Jeunes Avec Macron (JAM) du Rhône a invité le Club Français de la Cryptomonnaie (CFC) à participer à l’évènement. Le CFC a ainsi pu poser ses questions à monsieur le député lors de la table ronde : « Changements technologiques : blockchain ».

LVBG pour le CFC – Que peut apporter la blockchain en général, et la cryptomonnaie en particulier, aux jeux-vidéos ?

Denis Masséglia (LREM) – La blockchain ainsi que la cryptomonnaie peuvent amener de nouveaux débouchés sur la monétisation des jeux-vidéos. Par exemple, des produits d’appels sont créés car les jeux sont souvent gratuits (par exemple, Fortnite, qui rencontre énormément de succès actuellement).

La cryptomonnaie peut apporter la vente de produits dérivés, et donc une nouvelle source de revenus non négligeable pour les éditeurs de jeux-vidéos qui ont besoin d’une manne financière pour assurer leur développement.

Les éditeurs financent actuellement le développement des jeux et créent ainsi un nouveau business model de jeux-vidéos lorsqu’ils y intègrent la blockchain et les cryptomonnaies.

Ils peuvent également utiliser la blockchain pour sécuriser l’ensemble des jeux (cela s’avère très intéressant pour les paris ou les jeux de hasard) et les cryptomonnaies pour assurer les transactions financières.

Enfin, la création de cryptomonnaies sous forme de tokens (jetons, correspondant à une cryptomonnaie – NDLR) peut créer de nouveaux liens entre les joueurs (via des échanges dans la plupart des cas).

LVBG pour le CFC – Quelle est la place des jeux-vidéos français à l’international ?

Denis Masséglia (LREM) – Il s’agit que chaque éditeur prenne sa compétence pour se développer. Ubisoft est exemplaire en la matière et un véritable fleuron de la France à l’international.

Cependant, des accompagnements pourraient être envisagés. Par exemple, aider à grandir des projets qui réunissent une centaine de salariés autour d’un seul jeu vidéo. Pré-vendu, le jeu vidéo est souvent une structure sur laquelle peuvent se développer d’autres projets.

Le CFC remercie Jimmy Brummant, ainsi que les JAM du Rhône, et la super équipe du Meltdown Lyon pour leur accueil. Un grand merci également à monsieur le député Denis Masséglia pour donner aux jeux-vidéos français l’importance parlementaire qu’ils méritent !

 

Propos recueillis par Louise Valentina Bautista Gomez (LVBG)

Pour le Club Français de la Cryptomonnaie (CFC)

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