LA BLOCKCHAIN VALLEY A VITTEL


UN NOUVEL ELDORADO VOSGIEN

UNE HISTOIRE D’AMOUR… ET D’EAU FRAICHE

Tout commence par une histoire d’amour, entre un ancien militaire et une entrepreneuse dans la communication qui décident de se lancer à la reconquête d’un territoire.

Ils aménagent avec leurs enfants dans leur Vittel natal et se donnent des défis à relever : entrepreneuriaux, mais aussi socio-économiques voire écologiques.

Qui sont-ils ? Thomas Léger, un ancien militaire ayant sa propre société de cybersécurité, Darkstrategic, et Anaïs Deutsch, passionnée par les nouvelles technologies de la communication (VR, réseaux sociaux, cryptomonnaie etc.), tous deux férus de blockchain. Son agence de communication à elle, Creative Pulse, est la première en France à accepter les paiements en cryptomonnaie, pendant que lui donne des conférences de sensibilisation à la blockchain aux élus locaux.

Vittel, ville vosgienne voisine de Contrexéville, est connue dans l’imaginaire commun pour son eau minérale vendue partout dans le monde et appréciée pour sa pureté. Ses environs ont des allures de paradis terrestre, jardins verts et bien-être y sont réputés. La ville voisine s’appelle Épinal (oui, tout comme les fameuses images d’Épinal). 

UN NOUVEAU SAN FRANCISCO DANS LES VOSGES

« Le développement durable est au cœur du projet, et pour cause, nous sommes au cœur des Vosges, dire qu’on est au vert est un mot faible » dit Anaïs Deutsch la co-fondatrice de la Blockchain Valley Vittel.

En effet, les alentours sont forestiers, la végétation y est luxuriante et l’air est pur.

Vittel est une ville thermale aux infrastructures incroyables. Le Club Med y a ouvert quatre centres différents pour que sa clientèle haut de gamme puisse se ressourcer dans cet eldorado vosgien.

La petite ville ne compte pas moins d’un hippodrome, un hôpital, une école, divers cafés et restaurants, institutions culturelles… sans compter son casino, ses thermes et… son eau !

Vittel dont la marque est désormais célèbre pour son eau minérale a tout misé sur son écologie. Nestlé et consorts ont investi massivement pour que la zone ne soit jamais polluée et ne pas perdre la poule aux œufs d’or : l’eau minérale. A Vittel, l’agriculture est biologique by designet l’air des Vosges y est exceptionnellement pur.

Les pouvoirs publics forts de leur passé prospère de ville thermale ont largement investi dans des infrastructures de qualité, dont la technologie fait partie.

LES PIONNIERS DE LA BLOCKCHAIN VALLEY

L’entreprise SGAT, LaBoutiqueDuBitcoin… nombreuses sont les startups qui s’installent dans la Blockchain Valley de Vittel.

Parmi les raisons exposées : la qualité de vie incroyable, bien sûr, mais pas seulement.

Les soutiens locaux animés par l’association Blockchain Valley, le réseau d’entreprise ECoPlaine sont également cités comme des raisons valables.

« Ici les pouvoirs politiques ont compris l’enjeu de la transformation numérique. Pour lutter contre la fracture numérique en milieu rural, le soutien économique et politique est essentiel » dit Thomas Léger, co-fondateur de la Blockchain Valley.

Ces paroles s’accompagnent de démonstrations d’engagements concrets comme en témoigne l’incubateur mis à disposition pour les startups du numérique et de la blockchain.

A condition d’être sélectionnées, les bureaux sont gratuits pendant un an pour les startups, qui bénéficient par ailleurs du réseau de l’association.

Plusieurs parisiens se sont déjà engagés dans l’aventure. On y croise l’équipe dynamique de SGAT, dernière ICO française réellement médiatisée avant la dernière bear period, mais aussi le jeune créateur de la BoutiqueDuBitcoin, supermarché incontournable de la culture internet cryptomonnaie depuis ses débuts.

La volonté de partir « from scratch » motive les foules. « Ici tout est à construire » disent en cœur ces millenials ou ces trentenaires qui voient déjà loin. « Nous sommes à deux heures de Paris, du Luxembourg, de l’Allemagne… nous sommes au centre de la ceinture rhénane autrefois marquée par les industries, mais nous prônons une évolution verte et technologique de cet axe économique très fort dont nous avons hérité » complète un visiteur de l’espace coworking.

Ces nouveaux arrivants à Vittel ne peinent pas à trouver un logement, ils vivent dans de spacieux appartements de 100m2 pour le même prix du studio qu’ils louaient à Paris. Quand certains s’installent leur propre salle de sport, d’autres organisent des jam sessions (concerts-live chez l’habitant). Les familles se plaisent à faire du jardinage le weekend avec leurs jeunes enfants. Des projets, que l’on pourrait presque qualifier de farfelus si San Francisco n’existait pas, ont vu le jour : une bière locale brassée dans les caves de Vittel ou le musée du champignon, projet pharaonique soutenu par le gouvernement chinois qui s’intéresse de très près à l’évolution de la Blockchain Valley française. L’immobilier a bonne presse dans cette ancienne ville thermale en pleine reconversion technologique, et les Vittelois se réjouissent du repeuplement de la ville.

TOUT PLAQUER POUR ALLER A VITTEL

L’incubateur a ouvert il y a trois mois et trois entreprises sur les vingt se sont déjà installées avant que les travaux de rénovation soient entièrement terminés. « On voulait participer à l’aventure dès le début, nous sommes des pionniers »

Le lieu contiendra un fablab, en plus des salles de réunion, bureaux et cuisine. L’ambiance est conviviale, on y parle jogging et barbecue.

Le mobilier est crypto enthousiaste, tout comme la population dans ce coin vosgien où les habitants voient d’un très bon œil l’arrivée de ces nouveaux visages : « Il faut redynamiser le territoire et ne pas le laisser mourir, ces jeunes ont des choses à nous apprendre, à apporter à nos entreprises et nous les accueillons donc à bras ouverts ».

Un miracle vosgien admiré non seulement pas les pouvoirs locaux mais aussi au niveau national. Le dernier rapport parlementaire, soumis par le député Pierre Person, érige la Blockchain Valley de Vittel en exemple français.

Dans le milieu underground de la cryptomonnaie, que ce soit sur Telegram ou sur Discord, la question est devenue récurrente : « et toi tu penses déménager à Vittel bientôt ? ». Les internautes appellent désormais le paradis « BVV » (Blockchain Valley Vittel – NDLR) et se partagent des memes internet sur le thème de « tout plaquer pour aller à Vittel ». Les pionniers sont régulièrement invités par les médias spécialisés pour parler de l’avancée du projet et leurs réussites impressionnent autant les jeunes étudiants que les trentenaires.

Un développeur anonyme croisé devant la machine à café me confie ses réflexions sur sa nouvelle vie :

« Nous sommes loin du travers typique de la culture startup, c’est-à-dire le bullshit. Quand je parle à un client ici, c’est un patron de PME ou un directeur d’une usine qui n’a certes pas fait des levées de fonds médiatisées, mais qui fait un chiffre d’affaires de plusieurs millions dans l’année quand la majorité des startups parisiennes ne passent jamais le cap du million. Ce client, il comprend que la transformation numérique va changer son métier, mais il a une approche pragmatique, son but c’est de pouvoir payer ses salariés à la fin du mois. C’est zéro-bullshit. Son entreprise fait vivre des familles. Il y a un respect mutuel.»

Le sondage effectué ce mois-ci auprès des membres du CFC place la Blockchain Valley Vittel comme le deuxième endroit le plus attractif pour créer une startup dans la cryptomonnaie/la blockchain (après Malte, et loin devant la Silicon Sentier, ChainAccelerator à la Station F, Zoug en Suisse ou encore le Luxembourg et Singapour !).

Cette tribune vous est proposée par Louise Bautista, account executive chez Yes We Hack, première plateforme de Bug Bounty en Europe, et secrétaire générale du Club Français de la Cryptomonnaie (CFC).

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